Jean-Luc
Lagarce Juste la fin du monde
mise en scène de Bernard Levy
Présentation :
Lorsque j’ai lu la première fois Juste
la fin du monde de Jean-Luc Lagarce, ce fut un choc, comparable
à celui que j’ai éprouvé quelques années
auparavant à la lecture de Saleté de Robert Schneider.
Et à chaque fois ce désir impérieux de mettre en
scène ces textes, d’éprouver ces écritures
capables de déclencher autant d’émotions, de colères,
de réflexions esthétiques et par-dessus tout, porteuses
d’une telle HUMANITE.
Ces lectures vous laissent sans mot comme à la fin de certaines
représentations où l’on ne peut applaudir tout de
suite. Il faut du temps…
juste un peu de temps.
Juste la fin du monde est écrit par
un homme qui se savait condamné.
Sans doute faut-il être proche de la mort pour avoir ce souci obsessionnel
de la justesse des mots. Chez Lagarce, il ne s’agit pas d’une
quelconque coquetterie de langage. C’est constitutif de son écriture,
exigeante, précise, absolument pas naturaliste. Cette exigence
de la forme transcende cette histoire de famille et lui confère
un caractère universel propre à toutes grandes œuvres
littéraires.
En mai 2001, la Maison de Culture d’Amiens m’a proposé
de diriger un travail de recherche avec les comédiens engagés
cette année là.
J’ai choisi Juste la fin du monde. Nous
avons travaillé trois semaines ce qui correspond à peu près
à la première partie du texte.
A la fin de cet atelier, nous avons présenté notre travail
; l’émotion et les commentaires des personnes présentes
m’ont profondément touché et fortement encouragé
à poursuivre ce travail.
Aujourd’hui, j’ai hâte qu’il soit prolongé
et rencontre un plus large public.
Bernard Levy
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