| Alejandro
Catálan, Omar Fantini, Luis Machín Cercano
Oriente (La caja) mise en scène Omar Fantini Présentation : Un réfrigérateur, c’est grand.
Une fois retiré l’appareil, son emballage de carton peut
servir de maison. C’est donc dans cet habitacle exigu que cohabitent
deux hommes : Un et Deux. Clochards beckettiens égarés dans
le no man’s land de l’Absurde, ils se gênent l’un
l’autre, s’enferment dans le cercle vicieux de conflits obsessionnels
dont ils ne savent pas, ne savent plus la cause. Leur pensée se
fragmente, leur langage se fractionne, dialogues émiettés
qui tournent en rond, mais ils se cramponnent désespérément
à ces balbutiements qui n’ont d’autre intérêt
que de servir de lien entre eux, de les rattacher au monde, à la
vie. Pièce écrite à plusieurs mains
par les deux acteurs et le metteur en scène Omar Fantini, La
Caja (La Boîte) est marquée d’une forte empreinte
beckettienne. On pense forcément à En
attendant Godot ou Fin de partie. Absurdité
d’une trame soumise à différents procédés
théâtraux, jeu d’acteur intense, texte drôle
et poétique, La Caja ouvre aux spectateurs une multiplicité
de lectures, entre trouble et incertitude. Une belle occasion de découvrir
la vivacité du théâtre argentin que l’on voit
trop rarement en France.
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