Pour ce texte qui résonne comme une étrange confession, Abdellatif Baybay a voulu le cadre le plus intime et dépouillé qui soit, à l’image de l’universelle simplicité recherchée par les auteurs prolétariens qui entendaient parler à tous, pour le coeur de tous. Pas de décor ni de construction sonore qui assourdirait la force de cette voix si singulière donc… Il s’est avéré beaucoup plus déterminant de travailler la médiation entre le comédien et le public, d’installer les conditions de proximité nécessaires pour partager l’intimité de l’expérience vécue par le matricule 403.
C’est pourquoi ce monologue a été conçu pour pouvoir tourner en priorité dans des lieux non théâtraux, afin de créer une relation nouvelle entre le spectateur et l’acteur. Il est vivement conseillé pour être joué dans des appartements, dans des lieux non dédiés au théâtre : une usine, un café, une salle de classe ou de conférence … Néanmoins, dans le cas où un rapport d’intimité est préservé et pour un public réduit ( moins de 200 personnes ) il peut être envisagé d’être joué dans une salle de spectacle. Des aménagements de mise en scène et technique sont à prévoir.