Opéra et marionnettes, c’est une belle et longue histoire. En écrire aujourd’hui un nouveau chapitre, telle est l’idée de ce spectacle, tel est le sens de la collaboration entre l’Institut International de la Marionnette et l’Arcal. Une idée qui croise une piste de recherche menée par l’Arcal autour de la farce à l’opéra – là encore, c’est toute une histoire qui est en jeu. Eugène Durif a accepté de participer à cette aven- ture, en prenant comme canevas ses « Têtes farçues » qu’il présentait ainsi : Comme plusieurs de mes autres pièces de théâtre que j’ai récemment écrites, cette farce s’inscrit dans une tentative de s’approprier des formes archaïques, foraines, littéraires ou orales, et de parler du monde de façon « carnavalesque ». Pour citer des référen- ces, cela pourrait aller des fatrasies médiévales à Alfred Jarry en passant par Rabelais, Tabarin , les Entrées de clowns recueillies par Tristan Rémy... Et puis, bien sûr, tout ce qui vient de la vie, de l’actualité plus ou moins transposée et du plaisir de jouer avec la langue écrite et parlée... Au contact du chant et des marionnettes, les « Têtes farçues », réécrites par Eugène Durif, s’appelleront désormais « Têtes pansues ».
Production : Le Grand Théâtre de Reims, Théâtre de Charleville-Mézières