Sortir de la nuit, la conscience engluée dans la culpabilité et la peine en renversant le maléfique pour l’obliger à devenir, malgré lui, un objet de beauté. Un ange.
Un ange, ça peut vous exterminer. Mais la beauté a ceci de grand, qu’elle est la moins violente des anges et répugne, toujours, au dernier moment, à nous détruire.
Alors, en utilisant l’enfance, renverser le satanique pour le muer en ange de beauté. Soulager la conscience en rendant hommage. Tout cela en racontant des fragments de soi, comme on fabrique un grand puzzle et en constatant que les morceaux sont des lambeaux de chair de cette conscience effritée.
Wajdi Mouawad