D’abord, il y eut un roi
D’abord, il y eut une reine
Il y eut de l’amour et bien vite une enfant.
Mais l’histoire nous dit aussi
qu’aucun bonheur n’est parfait et qu’il faut le prendre comme il est
et la reine un jour tomba malade….
Des années plus tard, le roi doit se remarier et choisit sa fille entre toutes.
Libre adaptation du conte de Charles Perrault, Seule dans ma peau d’âne est l’histoire d’une fillette qui, à la mort de sa mère, se construit une carapace et se cache
sous une peau d’âne, pour fuir l’amour de son père. Mais, pour grandir, il faudra réussir à détruire cette carapace.
Estelle Savasta, jeune metteur en scène, a souhaité parler de ce passage vers l’âge adulte, des questions qui y sont liées et qui nous touchent tous.
Ce qui me plait chez Peau d’Âne, c’est surtout ce qui se passe sous la peau, c’est le symbole énorme de cette peau, dans laquelle elle entre, belle enfant en fuite, dans
laquelle elle devient solitaire et crasseuse et dont elle sort, prête à aimer.
Ce qui me plait chez Peau d’Âne, c’est qu’elle est toute seule pour devenir une fille, pour devenir grande. Toute seule pour apprendre à devenir grande, à apprendre qu’un
jour, il n’y a plus de maman, à apprendre la douleur, la mort aussi. Et puis l’amour.
Sur scène, une comédienne incarne la fillette. Il n’y a pas de mots sur le plateau et pour prendre le relais, un univers sonore est là, qui nous englobe tout entier. Un univers
avec des choses douces, des ritournelles déglinguées, des pleurs de violoncelle, des comptines éraillées…. Et puis, la voix qui entre là, pour nous dire l’histoire, comme un
secret chuchoté, sans qu’on le sache…
Dans cette ambiance intime et féerique, la compagnie Hippolyte a mal au coeur nous présente une Peau d’Âne lumineuse, nous questionne sur l’amour, sur la vie.
Production : Cie Hippolyte a mal au cœur - Laure Felix
Coproduction Théâtre 71, ARCADI, Le Créa