« Depuis 2007, j’éprouve un malaise qui ne diminue pas » dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernance. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la
transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner. Un éclat de rire de résistance « face à l’affaissement du langage, au
dénigrement de l’esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe. » Les citoyens d’un pays imaginaire cherchent un nouveau leader, leur vieux président
malade s’en allant. Soudain, ils aperçoivent un petit homme agité courant matin et soir. Il se nomme René. Énergique et courant droit, n’appréciant que le bon sens. René est
repéré par le parti majoritaire. L’heure est électorale et René est matinal. Soutenu par sa mère, René devient l’homme providentiel d’un pays en mal d’autorité à poigne et de
confort sécuritaire.
Autour de lui, des opposants s’opposent, emmenés par Ginette et Gaufrette.
Un conseiller conseille : le nommé Hurtzfuller qui chante les vertus des Arabes quand ils ressemblent aux natifs du Cantal. Un responsable de l’image présidentielle, une
meneuse de revue, des traîtres en cravates, un coiffeur international, un ministre des Hautes Frontières, un autre de la Condamnation d’avance et des révoltés venus d’ailleurs
valsent tous dans l’ivresse du pouvoir de René. Insolences, audaces, pitreries rythment en chansons l’envol délirant d’un petit épicier nerveux vers les sommets du monde.
Production : Théâtre du Rond-Point, Opéra National de Lorraine
Coproduction Théâtre du Châtelet
Production déléguée Théâtre du Rond-Point
© Stéphane Trapier