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Genèse du projet

En application de l’Accord de coopération conclu entre d’une part, la République du Burundi et d’autre part, le Gouvernement de la Communauté française de Belgique et le Gouvernement de la Région wallonne (2006), la Commission Mixte Permanente a décidé de la mise en place d’un projet sur le thème suivant : « la sensibilisation par le théâtre à l’encontre des violences faites aux femmes ».
Pendant les représentations de “Jaz” au Théâtre Varia, où le metteur en scène Denis Mpunga est en résidence, il reçoit un appel à projet de la commission mixte du gouvernement Belge et Burundais. Cet appel à projet a pour objectif “la sensibilisation par le théâtre aux violences sexuelles faites aux femmes”. Lui et sa compagnie propose un projet qu’on intitule “Jaz” au Burundi (Interprété par la comédienne Carole Karemera et la musicienne Julie Chemin, Jaz met en scène une femme hantée par le viol). Le projet est accepté.
L’objectif du projet est d’une part récolter les témoignages des femmes victimes de violences sexuelles et les confier à l’auteur dramatique Koffi kwahulé et d’autre part, donner des ateliers d’acteurs à ces femmes pour qu’elles puissent porter leur propre parole sur scène.
C’est à la Maison des Femmes à Bujumbura que l’équipe a commencé, en septembre 2007, le travail avec 20 femmes. Les ateliers étaient assurés par Carole Karemera (comédienne belgo-rwandaise), Valérie Kurevic (coordination et récolte des témoignages) Robin Frédéric (Théâtre des bambous à l’Île de la réunion), Pierre Heydorff (scénographe de Toulouse), Diogène Ntarindwa (Comédien rwandais), Denis Mpunga (metteur en scène).
Koffi Kwahulé s’est inspiré des témoignages recueillis tout au long du travail mené à la Maison des Femmes au Burundi pour écrire ce texte. Il n’a fait aucune concession artistique et est allé jusqu’au bout de son art même s’il était conscient de la difficulté qu’un tel texte puisse représenter pour des femmes qui n’étaient pas comédiennes à la base.

La traduction du texte
Le texte a été traduit du français au Kirundi par Diogène Ntarindwa (comédien d’origine rwandaise) et Maurice Mazunya, Directeur de l’Association Burundaise des Enseignants de Français) accompagné d’une équipe de 3 professeurs de l’Université du Burundi.