L’avant et l’après de la mort d’un homme s’agite dans la mémoire d’une famille. Il y avait un monde et en voici un autre.
Libellule et ses sœurs ont glissé d’entre les murs pour voyager et se heurter à la vie de leur père et ses mystères, Rabah Robert.
Ouria, la mère n'attend plus au pied du mur sans porte mais saute par dessus. Elle se lève la nuit pour peindre des tableaux à la Van Gogh, des chemins avec houles de blé, et
devant elle rien d'autre que le pur espace de la saison.
Tous, ils embarquent dans le train qui part vers l’innommé.
Fanfare et mesure du sentiment. Grincement de nerf à l'instant du départ avec le chœur effiloché de chacun chantant seul la chanson de plusieurs.
Si les enfants rêvent de leur père c'est pour le voir vivant, mais autre, séparé. Ils arpentent l'enfer d'un passé sous le crâne, le soleil au dessus qui distille le sang, où
nous sommes fait et défait les uns par les autres tandis que le train file à toute allure.
Production : Cie Vita Nova
Coproduction ARCADI, Espace Jacques Prévert, Le Grand T, Studio-Théâtre de Vitry, TNB
© Anne Baudoux