Dans Quelqu'un va venir, il y a cette inquiétude face à tout ce qui pourrait advenir, à ce que nous attendons sans savoir : l'apparition de ce qui pourrait troubler une stabilité désirée mais mortifère.
Un couple dans une maison. Ils attendent ; ce qu'ils pressentent, c'est le désastre, l'arrivée de celui qui va venir.
Léa Drouet, dans une extension affinée de sa recherche, se penche sur Jon Fosse, auteur norvégien qui, par son écriture, fait coexister le matérialisme du quotidien avec l'abstraction de l'esprit, diffus et instable. Auteur à l'écriture épurée liant l'ordinaire au formalisme, il offre une matière théâtrale qui met en tension le spectateur, entre contemplation et action. On le dit influencé par Beckett. En ce sens, on sent l'auteur dans l'écriture, il est en recherche de littéralité comme Léa en quête de théâtralité.
Une ligne de fuite vers un certain formalisme assumé.
Production : Théâtre de la Balsamine, Cie LD
Coproduction Centre Culturel André Malraux, L'Actée Théâtre
© Hichem Dahes