On pourrait dire qu'il s'agit du roman d'une vie. On pourrait dire aussi que c'est une fin de vie. On pourra parler d'un périple exemplaire. On dira qu'on suit de lieu en lieu le
vieil homme spolié ; du moment du scandale (la spoliation) à celui de sa chute (il perd la raison).
Qui est-il ce vieil homme, si ce n'est (une fois encore) une " figure du chagrin ", une figure bouleversée, une figure humaine (c'est-à-dire représentative de l'humanité) ?
On pourrait préciser que c'est encore une " figure résistante " (quelqu'un qui n'est à aucun moment conforme) et qui est une victime, en quelque sorte, de nos systèmes structurés
qui légitiment l'ordre et l'effort de communication. (…)
Philippe Minyana
Coproduction Théâtre Dijon Bourgogne, Théâtre Ouvert, Théâtre Edwige Feuillère