Enterrée jusqu’à la taille dans un petit mamelon au centre d’une étendue désertique, Winnie dort. A sa gauche, un grand sac noir, à sa droite, une ombrelle. La lumière est aveuglante, infernale, la terre, brûlée. Derrière le mamelon, Willie, son mari, qu’on n’apercevra que par bribes : torse nu, dos, crâne, bras. Jamais de face. Une sonnerie stridente oblige Winnie à se réveiller et à commencer sa journée. Elle fait toutes les petites actions qu’elle peut encore faire (prier, faire sa toilette…) et bien sûr elle parle, elle y va de son « babil » quotidien. Il s’agit...