Une femme « givrée », « dérangée » déambule de sa drôle dʼallure saccadée et nous livre, avec une logique qui nʼappartient quʼà elle, ses pensées,
ses désirs, ses fantasmes… Marie tourne en rond dans une pièce toute blanche dont le sol est jonché de médicaments.
A côté dʼelle, un musicien entremêlant trombone, bande-son, bruitages, accompagne et prolonge les fantasmagories de Marie.
Soudain, des couples de danseurs viendront briser quelques minutes la solitude du monologue. On se demandera alors si les patineurs artistiques que Marie fait apparaître et
disparaître au bout de son pouce et son index sont plus irréels que cette apparition…
« Pendant des années, on m’a, à des intervalles de plus en plus rapprochés, soufflé dans les nerfs, pour y être répétées des centaines de fois, des bouts de phrases faits pour être complétés par mes nerfs. C’est ainsi que tous les jours je peux entendre, se répercutant au centuple, ces mots incohérents soufflés sans suite dans mes nerfs : Pourquoi alors ?…Pourquoi parce que… Pourquoi parce que je…Soit que…Eu égard à son…Puis un « Oh ! oui » jeté dans mes nerfs sans aucune raison d’être. »
Production : Compagnie Oh ! Oui...
© Christophe Raynaud de Lage