Au lendemain de la première Guerre mondiale, le caf’ conc’ est passé de mode.
Il est supplanté par le music-hall, première intrusion de la culture anglo-saxonne dans le monde du spectacle.
La différence, c’est qu’il y a maintenant une vraie scène qui sépare l’artiste des spectateurs. On paie sa place et on ne consomme rien. Le spectacle présente une alternance de
numéro visuels et musicaux.
Ces spectacles comportent de nombreux décors, tableaux flamboyants, et sont présentés par un meneur ou une meneuse de revue, qui descend généralement un grand escalier au milieu
de girls et de boys. Mistinguett, Maurice Chevalier en sont les grandes vedettes mais aussi Joséphine Baker avec son accent américain, son corps de liane, les seize bananes qui
lui servent de ceinture.
A la Libération il ne reste plus qu’une petite dizaine de salles à Paris : l’Olympia, l’Alhambra, Bobino… A Marseille, l’Alcazar abrite les débuts de Fernandel, Yves Montand
et de Tino Rossi. Il fermera en 1966 avant de voir ses locaux devenir successivement un cinéma, un garage et aujourd’hui une bibliothèque. A Paris, l’ABC ferme en 1964, l’Alhambra
en 1967 et en 1983 Bobino est démoli. En 2008 la Minoterie sera elle aussi démolie…