Sur un plan artistique, le travail de création s’inscrit dans la démarche de la compagnie des Lucioles dans le sens où il s’agit de mettre en scène un texte contemporain en
utilisant les codes d’un théâtre traditionnel (japonais, classique de Molière) et codifié. Le parti pris du théâtre japonais est fondé sur l’oeuvre de Michel Vinaver elle-même,
puisque deux des personnages se travestissent en hommes d’affaires japonais et s’expriment dans la langue nipponne.
Le Dernier Sursaut traite du ressenti des oeuvres artistiques (littéraires, musicales, cinématographiques, plastiques...), de la censure et du libre – arbitre dans la
création et la diffusion de ces oeuvres, et plus généralement, de la censure et du libre – arbitre au sein de notre société moderne.
La compagnie des Lucioles voit en ce texte de Vinaver la poursuite de sa démarche artistique citoyenne, c’est-à-dire de proposer par une création théâtrale une réflexion au
public, de soulever une problématique de notre société contemporaine et d’offrir un support au spectateur pour sa réflexion personnelle. En aucun cas aucun de nous ne prétend
apporter de réponse prête à consommer à cette question, mais simplement, modestement, susciter réflexion et débat, et peut-être permettre à cette question fondamentale d’être
reconsidérée au regard de la nouvelle donne de notre monde moderne unipolaire et complexé.