Dans Lumières du corps les mots sont des personnages et la pensée un drame respiratoire sur la page et sur la scène.
La parole ne dit pas tout ce que la pensée pense.
On l'a compris, si Lumières du corps est bien un essai qui développe des thèses et argumente, c'est aussi un essai lyrique, bien à la manière de Novarina, emporté,
poétique, enthousiaste et enthousiasmant...
Un acteur hors pair sera le passeur des mots : Jean-Yves Michaux, l'un des personnages de L'Acte inconnu (écrit et mis en scène par Valère Novarina dans la Cour
d'Honneur du Palais des Papes ( Festival d'Avignon Juillet 2007).
"Tout doit chuter ici sur le plateau et se mêler maintenant à la clownerie - et ce n'est pas du tout de dérision qu'il s'agit mais de justesse d'accord. Il
s'agit de l'accord du monde, de son ordre mêlé. Pas de pur amour sans le retour du corps, sa chute comique...."
Le Théâtre de Valère Novarina est entièrement tourné vers la question de la parole. Foncer dans le trou des mots. S'inscrivant dans une pensée chrétienne, il met le
langare avant les hommes, avant les choses. Ce dont semble r^ver l'auteur, c'est de voir le langage en chair et en os."Nous allons au théâtre voir le langage notre chair... Le
personnage lui-même est une scène !"