…C’est un assemblage comme celui-là, singulier, bariolé, disparate, qui donnera vie à L’Instrument à pression. Pour aller justement à contre-courant, à rebours d’une forme stable, balisée, familière. Pour jouer le jeu d’un risque permanent et euphorique. Et trouver la forme inédite qui raconterait cette histoire initiatique, cette quête de désordre, ce refus de l’ordre des choses. L’histoire d’un homme qui résiste à lui-même…
… Médéric Collignon est un être capable de beauté, et qui résiste à la beauté. Parfois il quitte son instrument, et il chante. Et c’est si grave, si aigu, si échevelé, si précis,
si véloce, que nous vient un curieux rire, de surprise et d’incrédulité.
Le trompettiste de L’Instrument à pression cherche quelque chose comme ça. Changer les règles, s’affranchir des codes et des canons esthétiques, pratiquer la diversion,
aller voir ailleurs.
Si bien qu’il provoque autour de lui des mésententes, des malentendus catastrophiques, tragiques pour lui, et burlesques pour les autres…
David Lescot