« J’en ai aimé une mais elle demandait tout le temps des glaces. Elle en a mangé pas loin de deux tonnes de ces glaces. Elle se conduisait comme un enfant,
disait qu’elle avait mal aux jambes, que sa salive était marron, en même temps, elle n’arrêtait pas de manger des glaces, d’en manger, d’en manger, d’en
manger. Avec elle, je me suis gelé les lèvres, les mains, le nez… En général, ce sont les filles malades qui me plaisent, à condition que la maladie soit
moderne, à la page et chaude. Je rêve de me faire contaminer et de me réchauffer parce que l’amour, c’est quand il fait chaud, quand tu dors au chaud. Quand tu
dors, c’est l’amour. Seulement en rêve que je me sens chez moi. Les rêves, c’est l’amour et l’amour, c’est les rêves. »
Ils sont 5, 5 personnages coincés entre réel et surréel, et ils évoquent tour à tour leurs rêves, leurs fantasmes, leurs faillites, égrenés en 6 thèmes comme autant de stations
d’un chemin de croix très singulier : « La Beauté », « La Libération », « L’Amour », « Dieu », « Le
Nirvana » et « L’Enfer ».
France Culture