Le spectacle avait depuis longtemps disparu.
Mais on dit un jour qu’il existait un lieu.
Un théâtre en ruine où les acteurs étaient restés suspendus ...
C’est cette expédition que nous allons vous conter.
Le voyage de quelques courageux spectateurs qui ont entrepris ce curieux pèlerinage.
Cette création en sept tableaux interroge la place du théâtre civique aujourd’hui. Ses grandes utopies à travers la symbolique d’une rencontre absurde entre spectateurs, personnages classiques et médias contemporains. Elle procède du croisement de plusieurs époques, de plusieurs formes d’exclamation en un seul lieu : le plateau de théâtre et son imaginaire collectif.
J’ai prolongé l’écriture sur ces chemins utopiques de l’art organique. Là où spectateurs et acteurs mêlent les points aveugles de leur être pour traverser l’ambiguïté du rituel théâtral. Un théâtre envahi par la luzerne, où germe la putréfaction de l’homme des planches. Un périple dans les coulisses d’un théâtre impur, désordonné, où crimes et quiproquos médiatiques activent ensemble le drame des incarnations. Pour traverser un polar culturel où fusionnent mes passions et mes déceptions artistiques. Là où fictions théâtrales et manifestations publiques se rassemblent. Rêver un théâtre du monde, véhicule des âmes... ambigu et désincarné. Rempli de nos vieux cavaliers dramatiques, qui pointent le jour, et tentent la nuit de franchir les limites de la scène moderne.
Gilles Sampieri