Deux bonnes, deux soeurs, Claire et Solange, tissent une machination contre l’amant de leur maîtresse, Monsieur. Celui-ci est emprisonné mais rapidement libéré. Claire et Solange craignant alors d’être démasquées décident soudain d’empoisonner leur maîtresse... Les Bonnes, c’est aussi les enfants que nous avons été et qui tous ont joué à se travestir. Ce travestissement, cette transformation, c’est bien la première chose que le théâtre nous permet.
Les Bonnes se rejouent au Lucernaire tout l'été, montée par la Cie Théâtre A, un pur moment de théâtre!
Quel bonheur de réentendre ce texte magistral de Genet, interprétée par deux jeunes bonnes pimpantes, d'une grande sincérité et d'une géniale fantaisie, entourées par une Madame
incroyablement lumineuse, à la fois attachante et terrible. Un texte et un angle de vue des metteurs en scène qui nous replongent dans notre adolescence, où nous aimions tant
jouer à être un autre, sans conscience et en tout impunité...
On rentre dans le polar, les lumières donnant le ton; et la scénographie toute blanche nous donne la sensation de prendre la mer avec ces jeunes filles qui vont finir par se
faire dépasser par le fantasme de leur petit théâtre intérieur...
A ne pas manquer!!
Louisette