Madame Kageyama se trouve à la charnière entre deux mondes, celui de la tradition et celui de l’occidentalisation émergente. Geisha dans sa jeunesse, elle est désormais comtesse et maîtresse du lieu le plus occidentalisé du Japon.
En prise avec les enjeux de pouvoir de son mari, membre du gouvernement, qui débordent jusque dans leur amour ; en prise avec l’amertume et la colère de son fils caché, jeune révolutionnaire qui veut assassiner son père ; en pris enfin avec son ancien amant de la comtesse ; en prise enfin avec cet ancien amant qui se repent de ses années de silence : Madame Kageyama décide de se renier elle-même afin de sauvegarder les vies des ces trois personnages.
Elle accepte de se perdre dans les hypocrites mondanités politiques du Palais des fêtes pour sauver ses amours de la mort. Elle paraît le soir-même au palais des fêtes afin de déjouer par son corps le complot meurtrier qui va s’y dérouler.
Mais lors d’un final étourdissant, ce sacrifice sera vain : la pièce se termine par un coup de feu, étouffé par les pétards d’artifice.