Nous sommes dans un sous sol lugubre, sans confort, avec un minimum de mobilier semblant venir tout droit de chez Emmäus. Un décor en rien remarquable qui laisse de la place aux acteurs.
Ma démarche réside également dans un travail de recherche sur la mise en espace et sur le rapport scène/salle. L’espace du Théâtre de la Boutonnière est d’ailleurs en cela intéressant qu’il contraint à renouveler les dispositifs scéniques en donnant constamment des défis d’ordre pratique qui permettent une adaptation entièrement dédiée au lieu de sa création. Faire en sorte que l’on se dise que le lieu est fait pour cette pièce et vice et versa. Une utilisation de tous les espaces possibles : toilettes, cuisine et les espaces extérieurs pour la mise en place d’un dispositif d’éclairage qui symbolise la présence des autres, de ceux qui donnent les ordres et qu’on ne voit jamais.