Par une intuition fondamentale, je savais qu’il fallait que je mette en scène le Don J. de Jean Reinert. L’homme est un véritable poète qui sait ouvrir des perspectives ; de radieuses perspectives. Ce Don J. là appartient à des chatoyantes nouveautés dont les personnages de Don Juan, d’Anna, du Commandeur, de Sganarelle, de l’Amante, d’Ombrella, s’assignent à dire que c’est peut-être une fois épuisé, que le dénouement chasse à jamais le superflu. Mais cessons là de parler, il faut écouter maintenant les amants, les invités, leurs impatiences, tous nous proposent un abîme. Jouons ! cette aventure est le couronnement d’un isolement essentiel.
Jacques Bioulès
17/12/2007