Que vient-on dire surun plateau ?
Et pourquoi choisir ce geste-là ? C’est pour répondre à ces questions que nous avons eu besoin de fonder une compagnie ; et c'est pour cette même raison que nous
désirons aujourd'hui monter ce texte.
On pourrait dire que ce texte nous est tombé dans les mains… On pourrait même dire qu'il nous a été offert comme un «cadeau fait sur mesure» mais le plus juste serait de
raconter, tout simplement.
Ce texte est le fruit d'une rencontre avec Enzo Cormann.
Tout d'abord avec une écriture et un auteur bien sûr, mais aussi avec un homme que nous avons rencontré autour d'un café.
Ce texte coïncide avec les mots que nous désirions prononcer à l'aube de notre métier, au début d'un cheminement artistique commun, comme affirmation d'une parole, d'une
interrogation sur notre monde (l'art, le métier de comédien-ne) avant de prétendre explorer le monde au travers de ce prisme (l'art, le théâtre).
À travers ces deux monologues et ce dialogue, c’est du sens de notre métier aujourd’hui dont nous désirons parler, du «rôle» de l’acteur-trice, de sa «place», sa marge de manoeuvre dans son métier, mais pas seulement. C'est aussi de l'imbrication entre la vie et l'art dont il s'agit : comment la vie nourrit l'art et comment l'art peut la décrire, la dépasser, la cogner, l'interpeller, lui montrer son caractère provisoire et dérisoire…