S’il s’agit de la seconde collaboration artistique entre Michel Didym et Alain Françon ( le Dépeupleur de Beckett), c’est la première fois que Alain Françon aborde l’univers de Koltès.
La rigueur dans la direction d’acteur d’Alain Françon et la fougue de Michel Didym laisse présager d’une proposition artistique ambitieuse et radicale.
Un homme seul erre dans la ville. Il cherche l’autre, l’humain qui habite la nuit et qui pourrait libérer son coeur de la solitude. Sous la pluie, un dialogue s’instaure, fougueux d’une part, et silencieux de l’autre, entre l’homme et l’inconnu, et exprime une soif de contact et d’humanité bouleversante. Celui dont on n’entendra jamais la voix pourrait tout aussi bien être l’un d’entre nous, spectateurs impressionnés par la parole si vivante du manque et de l’urgence de vivre.
« ...moi, j'ai cherché quelqu'un qui soit comme un ange au milieu de ce bordel, et tu es là, je t'aime, et le reste, de la bière, de la bière, et je sais toujours pas comment je pourrai dire, quel fouillis, quel bordel, camarade, et puis toujours la pluie, la pluie, la pluie. »
Production : Compagnie Boomerang