Spectacles
La Première gorgée de bière et autres plaisirs minuscules
Note d’intention
Le choc littéraire est rare ! Il arrive sans prévenir, comme ça un jour au détour d’une librairie, d’un ami, d’une soirée… Et là !… Le bonheur, la jubilation s’installent, sans limites, sans retenue. La Première Gorgée de bière résonne comme une cloche à Pâques, comme les grelots de Noël ou les fusées du feu d’artifice du quatorze juillet. L’envie de faire partager ce bonheur tout nouveau à tous ses amis, ses cousins, ses copains devient irrépressible, foudroyante.
Philippe Delerm est un cambrioleur ! Il s’est introduit subrepticement dans nos tiroirs, dans nos maisons, dans nos dimanches de famille, dans nos promenades… Comment a-t-il fait pour nous surprendre dans nos intimités simples ou quotidiennes ?
Philippe Delerm peint nos émotions sans toile ni pinceaux, il filme notre vie sans caméra. Ce tour de force d’observation douce, sensuelle et humoristique cache un talent inouï de poète moderne. La partition des mots choisis construit un opéra de bonheur qui se renouvelle à chaque sujet abordé comme un nouvel instrument qui se joint à l’orchestre des sensations et des plaisirs ressentis, des plaisirs simples.
L’intime conviction qu’il fallait en faire une adaptation sur une scène de théâtre m’est apparue comme une nécessité première. Le bonheur doit se faire partager.
Jean-Louis Foulquier devait, avec son charisme et sa voix en être l’instrument !
Marc Rivière