Apparaître. Apparitions.
Venir au monde mais sans eff ets spéciaux, pas de tonnerre, pas d’éclairs même pas un petit peu de fumée, de la lumière peut-être, un projecteur bien placé, faut voir. Mais être
là sans artifices. Émerger pour raconter le début, le commencement, les origines: les jardins de l’Eden (“Pas mal de brouillard ce matin”[1]). Et pourquoi pas? On va se gêner tiens!
Ça va vite, on enchaîne: l’histoire de la Mouche et de l’Archange, on enchaîne: l’histoire de la Crevette et du Jasmin, les tigres mangent les chevaux, on enchaîne: la liste de
tout ceux qui, ceux qui croient encore, ceux qui sombrent pas, ceux qui debout les morts... Ça se mire, ça se marre. Ça bastonne? Faut voir...
On se pose pour murmurer beaucoup trop fort les speak low, les too soon, les speak love, parlez moi d’amour... Ça cause, ça swing, ça Arvopärt, ça danse. Les parleuses se
supportent, se portent, se trouvent. Fragiles et violentes. Être dans l’histoire céleste. Une histoire à deux voix dans ce monde de brutes (“Dire que naguère c’était tellement
paisible et agréable ici”[2] ), et cela sans restriction, ni contraintes. Essayez
un peu de nous virer de là...
Production : Les 3C
Coproduction La Ferme du Buisson, Le Merlan, Scène Nationale de Sète et du Bassin de Thau, Le Volapük