La pièce présente une situation croisée, un peu à la manière du Vieil homme et la mer.
Ce qui me plaît c’est que, sous son aspect réaliste de rencontre vraisemblable – quoique étrange par le lieu – entre une jeune fille et un vieil homme, la pièce se trouve lestée
d’une charge symbolique à plusieurs niveaux.
Le dialogue ordinaire, fait de petits mots, porte une attente. Plusieurs lectures peuvent se croiser sans s’exclure : une jeune fille guette sa vie à venir, qu’elle prépare
par des toilettes appropriées, sa vie qui s’en vient derrière les murs de cette cabane-tour-refuge-cocon, tandis que le vieil homme guette les bruits de sa fin à venir.
C’est un double jeu qui prend peu à peu l’allure d’un conte sans fin, qui ne peut pas avoir de fin.
Claude Duneton