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Résumé

« C’était donc par un regard de chien battu qu’elle se plaignait que je lui imposais une trop grande violence nerveuse et esthétique. »

Trois pour un monologue : celle qui parle, celle dont on parle, et ce dont on parle. Ici le carré blanc sur fond blanc, un tableau, le tableau de Malevitch, comble de l’abstraction et comble de la présence physique, donc pesante, angoissante, d’un objet : mesures – sont-elles exactes sur le cartel du musée ? –, épaisseur, craquelures, couleur pas blanc, matière... Comment REGARDER ce tableau, l’absorber dans son esprit, s’y absorber, continuellement perturbé par cet irritant obstacle que constitue, au premier chef si on peut dire, la dame de compagnie, gouvernante, femme de ménage ?
Mais aussi, qu’est-ce qui ligote à ce point l’esthète-critique d’art à son indispensable doublure vieillissante et obtuse ?
Deux questions : celle de la réception de l’œuvre d’art, quelle qu’elle soit, et par exemple d’une pièce de théâtre, et celle du couple, quel qu’il soit, pour le meilleur et pour le pire.
Et une troisième : qu’est-ce qui lui prend, tout d’un coup, à l’esthète-critique d’art, de se mettre comme ça à parler ?
Christine Friedel

« ne lui avais-je pas déjà imposé ce qu’elle détestait le plus et ne pouvait comprendre : des œuvres d’art ? »