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Notes sur le texte

On peut lire en arrière plan de la folie de ce couple, l'écroulement d'un pouvoir fermé sur lui-même et basé sur l'usurpation et la peur.
Il n'y a plus d'idéaux ni de pensée.
Dans le dictionnaire d'Henri à "politique" il n'y a rien, pas de définition.
Leur appartement est comme leur pays, fermé aux frontières.
Ils vivent dans l'isolement, le mensonge et la paranoïa. Ils perdent le sens de la réalité qui devient celle qu'ils imaginent, qu'ils fantasment.
Le passé est renié, l'entité des êtres est volée.
Le "grand maître des cheminées", l'ouvrier du communisme, est censé créer l'espace.
Mais il crée du trompe-l'oeil et ensevelit de cendres l'intérieur de leur maison.
Ces deux personnes essayent de retrouver leur histoire et de se reconstruire.

Le bruit d'effondrement de la chute du gouvernement semble avoir un lien direct avec la chute du mur de Berlin (la pièce a été écrite cette année-là) et l'énorme espoir que cela a pu engendrer.

Ce texte, jamais explicatif, raconte un pays au régime politique abusif et absurde, par le biais de l'humain ; par les conséquences morales, psychologiques sur des êtres qui suffoquent et perdent leur identité.

La pièce démarre dans un état culminant d'exaspération, dans un cri.
Une vanne s'ouvre et la parole se délie, les conduit à la transgression du non-dit, de l'effacé, de ce qui est enfermé.

La parole est rebelle, incontrôlée et charnelle. C'est une soupape libératrice.

Ils vont y puiser une force de vie formidable et reprendre corps, se réintégrer. Ils sont pris par un tourbillon jubilatoire, comme un fou rire intérieur.
De ce chaos créatif émerge l'inattendu et une renaissance.
Une machine à exister s'est mise en route, inévitable, car l'histoire politique les porte.