Cette pièce, on s’en souvient, fut écrite à l’origine à partir d’un ouvrage pédagogique pour l’apprentissage de l’anglais. Ces méthodes d’apprentissage des langues s’appuient
toujours sur le cliché d’une culture qui – et c’est logique – sitôt qu’elle est confrontée au réel se révèle absurde.
Mais nous vivons dans un monde où cette tentative d’offrir un intérieur, une garde-robe à l’ensemble de la population est bien notre réalité. Il nous suffit de visiter ces
chaînes du commerce international – qui sont d’ailleurs les plus prospères – pour observer que, par exemple, nous pourrions habiter dans un espace similaire à bien d’autres. Et
de plus, c’est très tendance…
La force de la langue c’est qu’elle ne peut se laisser enfermer et que chaque mot porte une part de l’humanité de celui qui le prononce.
C’est dans ce jeu du sens et du son que nous observerons ces êtres qui se débattent dans les affres de leur conformisme où la logique qui semble la méthode la plus rassurante
pour survivre peut vous entraîner vers l’explosion.