Dans ses travaux antérieurs, Fabrizio Pazzaglia s’est intéressé à la question de la mémoire et du témoignage, dans « Lisbonne, ville invisible » il racontait des expériences
vécues dans différents lieux de la ville.
Ici, avec le texte L'apprentissage, de Jean-Luc Lagarce, c’est la question de « celui qui raconte » qui est jeu, Fabrizio Pazzaglia choisi d’en faire un passeur. Il
décale, alors la situation originelle du texte ; un homme sur un lit d’hôpital devient un homme absorbé par une activité physique, ici des anneaux de gymnastique. Car,
pour le chorégraphe, il s’agit de mettre en scène un apprentissage réel au plateau, plus que dans l’histoire contée c’est à travers l’écriture même du texte de Lagarce, ces
répétitions de phrase, que Fabrizio Pazzaglia fait apparaître L'Apprentissage.