VERSION #2
Bonjour et bienvenu dans mon théâtre. Je n’avais encore jamais fait ça : construire un théâtre « démontable et envolable (sic) » avec 5 interprètes pour jouer des amoureux, des pauvres soldats, des mères qui ont froids, des riches pleins d’appétits, des meurtres dans des salons… et on articule simplement les poèmes, on en joue et on joue.
Le spectacle comprend trois courtes pièces successives. Dans la première, La Forêt de câbles (le Théâtre abattu), 5 personnes dans le monde d’aujourd’hui, 5 personnes qui ont – entre autre – voté, qui se sont perdus et qui ont vieillis, 5 personnes dans un lieu et des mécanismes qu’ils sont en train de reconstruire. Le second, Le Théâtre des incrédules, est un poème des Hommes « perdus » dans les guerres, et ses vertiges organiques, cliniques, irréparables. C’est l’homme mis en état de guerre, en état de tuerie et qui chante sans solution. Un vieux théâtre d’une vieille sauvagerie. Changement de costumes, pour la dernière pièce les acteurs façonnent une autre nostalgie, les fragments d’un drame, avec un autre rythme, un théâtre d’oscultation cinématographique : on entre dans les hôtels particuliers des Sauvageries en salon, un univers où deux hommes et une femme à la conquête du pouvoir politique suprême détruisent leurs proches puis se déchirent entre mafia, charniers et possession des symboles. De quel monde parle-t-on ?
Christophe Huysman
Production : Compagnie Les Hommes Penchés
Coproduction Le Vivat, Le Phénix, Art Zoyd, La Ménagerie de Verre, Le Manège - Mons
Production déléguée Compagnie Les Hommes Penchés