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Le choix de la pièce : parler avant la mort

Deux points de vue nous animent :.
- comment Jean-Luc Lagarce s’empare d’un fait autobiographique aussi considérable pour lui que l’annonce de sa séropositivité et comment il le transforme.
- comment les trois pièces : Juste la fin du monde, J’étais dans ma maison et j’attendais que la pluie vienne et Le pays lointain répondent à la question de la relation entre l’écrit et le biographique et lui permettent de survivre, enfin de continuer encore….
Nous considérons que Juste la fin du monde est, dans son œuvre, à la fois un point de départ et un objet de synthèse. Les thèmes rencontrés, ceux de la famille, de l’intime, de l’identité et de la mort, sont ici mis à nu, avec une rare délicatesse. Il y affirme avec précision sa sensibilité, son écriture et la justesse de sa narration, avec pour slogan : la primauté de la langue et l’absolue certitude qu’il n’y a rien à décrypter à partir du politique, du social ou du collectif, et que seul, l’intime est porteur de sens, d’humanité et de continuité.

« Je viens du livre. Je viens de l’analyse du texte, de l’étude de la virgule et de la ponctuation. J’ai étudié la sémiologie, la linguistique, la philosophie. Je viens de la valeur du texte. Je m’intéresse à la signification du signe et du code.
La difficulté ensuite est de réussir à rendre tout cela concret pour le comédien et pratique pour le plateau. »
J.L.L