theatre-contemporain.net, tout le theatre sur le net

 
 
 

Présentation

LE SPECTACLE EN BREF

« C’est l’histoire d’une comédienne qui joue Juliette, vous savez la fille qui aime Roméo et que Roméo aime aussi. Un soir, la comédienne qui joue Juliette se démaquille trop longtemps, si longtemps qu’on l’oublie dans le théâtre. Et là, l’air de rien, c’est trop tard, il fait déjà trop noir. Il y a des fantômes à l’intérieur. Un rendez-vous pas prévu avec la reine, le cocu, la putain, l’ivrogne, le nazi, la jeune première, le jeune contemporain, le tueur. Les corsages se déchire nt. Les coeurs giclent. Y va y avoir du sport.

Un conte fantastique, un hommage au théâtre… Qui parle du tout petit en nous.

C’est un récit onirique, transposé. Un récit où rien n’est naturel, ni normal. Le monde métaphorique, c’est la scène, le théâtre : son histoire, ses langages, ses rites et toutes les images mythiques qu’il a créées dans notre mémoire collective.

Si nous parlons d’un « hommage au théâtre », c’est bien par amour de cet outil fascinant, cette machine à produire du rêve. Nous mettons la scène en scène, à travers un conte fantastique et délirant.


ÇA PARLE DE QUOI ?

Des blessures. De la peur.

Des désarmés. Des armures.

Du costume trop lourd pour des épaules fragiles.

De l’habit d’être humain renforcé aux coudes et aux genoux. Trop lourd. De la difficulté de tomber la veste.

De l’initiatique parcours qui nous met les frayeurs en face, du dragon, du loup, de la chambre de Barbe Bleue.

De nos fantômes impossibles à tuer. Des anciennes blessures qui ne cicatrisent pas… Vaudrait mieux se mettre à nu.

Pour faire jungien on dira : nous sommes dans le rêve de cette comédienne. Le théâtre, c ’est elle. Les personnages qui hantent ce théâtre, c’est encore elle. Les figures des peurs qui la hantent. Qu’elle affronte en rêve. Les costumes trop lourds pour cacher les plaies, pour se protéger des coups, les effets pour faire diversion, tout ça c’est encore elle.

Mais on peut aussi entrer dans l’aventure, rester enfant, lire un conte, avoir peur devant la sorcière, tuer le dragon, aimer le prince, s’endormir, et réfléchir plus tard… Quand on sera grand.

  • (…) Je vais te tuer et tu ne vas pas mourir.
  • Le Tueur, acte 3, scène 1

« Je vais te manger le coeur avec mes petites dents » a reçu à l’Arsenic en 2005 un accueil très chaleureux de la part du public comme de la presse, la fréquentation a été remarquable. Un travail intense avec une équipe de vingt-deux créateurs, une longue gestation, une vraie rencontre avec le public, autant de bonnes raisons de donner à ce spectacle plus que deux semaines de vie ! »

Cie Un Air de Rien