Jaz est son nom. Il a peut-être à voir avec la musique. Peut-être pas. Jaz ne sait pas. Ne sait plus. On l’a toujours appelée ainsi. Peut-être après tout n’est-ce pas son nom.
Jaz ne parle pratiquement pas d’elle. Jaz d’ailleurs parle très peu. Est-ce par culpabilité ? Mais si Jaz ne parle pas, son amie va parler pour elle.
Que sait-on de Jaz ? Qu’elle est belle comme un lotus. Qu’elle vit entre la Place Bleu de Chine et la rue Jaune d’oeuf, entre la sanisette du quartier et la chambre de
bonne.
Peut-on appeler cela vivre ? N’est-ce pas plutôt être invisible...
Coproduction Centre Wallonie Bruxelles
© Raymond Dakoua