" ...Je dessine un modèle nu, une femme belle, dans une pose classique, j'ai dix-huit ans, c'est dans un cours aux beaux-arts. Je suis étonné du peu que je ressens, de ne pas
m'y intéresser plus, du désespérant de ce corps devant moi. Tout en posant, la femme parle, on écoute à peine. Puis c'est la fin de la séance, la femme veut descendre de
l'estrade, perd l'équilibre, tombe, une seconde il y a son corps, incongru, son visage hébété, soudain elle est vraiment nue, elle existe pour moi. Et là le moindre mot qu'elle
dit m'atteint gravement...
C'est retrouver la beauté grave...
Coproduction Théâtre de Sartrouville, Théâtre Ouvert