Spectacle en allemand, sous-titré en français
Cette pièce fit scandale en son temps parce qu’un jeune homme innocent s’y meurt d’une dégénérescence cérébrale héritée de la syphilis paternelle. Les contemporains voyaient là
une version sulfureuse d’un vieil argument tragique. Aujourd’hui où la transmission héréditaire de la syphilis est reléguée au rang des mythes médicaux, la pièce s’entend de
façon plus ambiguë. Comme si Ibsen voulait surtout, par ce procès posthume intenté à un père jouisseur, où l’austérité maternelle se trouve aussi inculpée, poser ces questions
qui traversent toute son ouvre : où s’arrête, où commence la responsabilité envers autrui ?
Si le pur principe de plaisir peut conduire au désastre, son refus n’est-il pas tout aussi mortifère ? Car le plus grand « devoir » de chacun n’est-il pas la
recherche du bonheur ? Avec cette pièce, répétée et présentée à Strasbourg et à Francfort, Stéphane Braunschweig poursuit, après Woyzeck, sa rencontre avec les
comédiens allemands.
Dossier pédagogique - TNS, Strasbourg
Production : TNS
© La Colline