Ce ne sera évidement pas lui qui m’accompagnera. Est-il encore vivant ? A-t-il jamais existé ? Je ne sais.
Seulement vers la fin des années 50, il y avait en bas de la Canebière, à main gauche en descendant, avant la Place de la Bourse, un cinéma porno malencontreusement nommé Le
Raimu où, à l’entracte, passaient des numéros de strip-tease accompagnés au piano par ce fameux Marcel Gaëtan. C’est du moins ce qu’affirmait la réclame que je lisais tous
les jours dans La Marseillaise, le quotidien communiste.
N’ayant jamais fait mon âge et surtout trop timoré, je n’ai jamais osé entrer dans ce lieu de débauche mais l’évocation du piano-ondioline me fait encore frémir.