Parce qu’en France, tout finit par des chansons ?
Je n’aime pas ce genre de déclaration qui fleure bon son pétainisme mais j’avoue que j’adore l’opérette, cette forme désuète. Que l’innocence et la candeur qu’elle convoque me
parait une réponse pertinente à la fausse modernité des jeunes vieilles barbes.
Et puis les chansons ont souvent constitué une manière de livre d’heures pour les gens qui ne sont pas allés à l’école. Une sorte de philosophie en petit format, pourrait-on dire.
Ma tante Victorine, pour chaque événement de la vie, pouvait répondre par un refrain. Je voudrais l’égaler.
Faire croire aux foules en délire que j’ai la chanson dans le sang, qu’elle surgit de moi comme je respire, que je suis le monstrueux descendant de la grande partouze :
Vincent Scotto + Alibert + Fernandel + Jenny Helia + Huguette Simon (c’est ma tante), plus, plus, plus... toutes celles et ceux qui ont écumé les casinos de Cuges-les-Pins à
Forcalquier en passant par Lamalou-les-Bains et Palavas-les-flots. Tous ces artistes sincères et amoureux de leur art dont les princesses Trebor sont les descendantes.