Ches Panses Vertes, compagnie amiénoise, dirigée par Sylvie Baillon qui, par ailleurs, enseigne à l’École Supérieure des Arts et de la Marionnette à Charleville-Mézières et au CNR d’Amiens, s’attache depuis de nombreuses années à faire connaitre les écritures contemporaines. Sylvie Baillon, a demandé à son ancien compagnon de création, Alain Cofino Gomez, d’écrire, pour son prochain spectacle, un texte autour du «vieillir». Veillir ? Et pourquoi pas… Un texte comme un oratorio, ou bien un rêve scénique fait de mots, de corps et de musique pour mieux comprendre peut-être ce que c’est que vieillir, nous qui y sommes tous, qu’on le veuille ou non, condamnés ! «On n’échappe ni à la mort, ni à la naissance lorsque l’on peut se penser vivant…», nous livre l’auteur de ce «texte à mûrir», qui entend bien ne pas aborder la vieillesse sous l’ordre de la perte – perte de vitalité, perte de liberté – mais plutôt par le registre du bénéfice – sagesse et équilibre. Il ne s’agit donc pas de se lamenter, mais bien de positiver ! et surtout de ne pas verser dans la nostalgie. Après tout, puisque de toute manière on n’y coupe pas, autant le prendre du bon côté et envisager la vieillesse comme un supplément d’âme, une richesse rare au coeur des hommes, un territoire vierge encore à découvrir. Comme si vieillir s’apparentait à une sieste au creux du monde, un voyage de l’enfance dans le monde des adultes, quand le corps n’impose plus sa vitalité et que l’esprit peut enfin vagabonder sur les chemins de traverse de la vie. Et puis, qui a dit que c’était bien d’être jeune ?
Hervé Pons
Coproduction TJP, EPCC Spectacle Vivant en Picardie
Production déléguée Le Tas de sable / Ches Panses Vertes
© Véronique Lespérat-Héquet