Spectacle en anglais surtitré en français.
L’idée qui a traversé tous les champs de l’art contemporain à la fin du siècle dernier selon laquelle une oeuvre devait laisser de la place pour le spectateur reste valide
aujourd’hui. Le travail de l’art se fait au moment où la pièce s’actualise. Et ce travail reste en partie à la charge du spectateur. Ce qui a changé, c’est la conscience d’un
certain nombre d’artistes qu’il est difficilement possible de ne pas prendre en considération les notions de plaisir et de séduction. D’autant que ces stratégies sont largement
utilisées par les industries «!culturelles!». Ainsi, on pourrait dire qu’il incombe aux artistes aujourd’hui, et c’est une position éminemment politique, de ne pas laisser à Walt
Disney le monopole de l’amusement.
Le pendant à cette position serait bien sûr de faire des oeuvres!faciles et séduisantes ou tout simplement belles. Il s’agit donc de ne pas oublier de rendre compte de la réalité
contemporaine. Or ce qui qualifie le mieux cette réalité, c’est sa complexité. L’artiste contemporain s’attèle donc à résoudre cette!difficile équation qui consiste à allier
légèreté et complexité.
SUPERAMAS 2007
Production : Superamas
Coproduction Kaaïtheater, Kunstencentrum Buda Korrtrijk, Linz 2009 Cultural Capital of Europe, Workspace, Parc de La Villette