Ma vie est sans cesse traversée de hasards, de signes, d’invitations à pousser des portes. Darwin est parti d’une conversation que j’avais eue avec un professeur de
sciences confronté à un de ses élèves : « Monsieur je ne peux pas croire ce que vous me dites, lui avait-il dit, mon professeur de religion -en l’occurrence musulmane-
dit le contraire ». Cela m’avait interpellé. Au même moment aux États-Unis le darwinisme était au coeur de la polémique.
Thierry Debroux
Faut-il échapper au temps et à l’espace pour penser en toute liberté ? Deux patients dans le coma devisent de l’infini, du rien, du tout, de la fin et du commencement. Pourquoi y a-t-il eu quelque chose plutôt que rien ? Dieu a-t-il joué aux dés ? La création du monde relève-t-elle d’un dessein supérieur ou du hasard ?
Dans sa vie de professeur de biologie d’un État ultra conservateur des États-Unis d’aujourd’hui, ces considérations sur la question des origines valent un retour de goupillon à Sally. L’évocation du seul nom de Darwin est sacrilège. Doit-elle faire taire sa conscience pour garder son job ? Gagner son beefsteak en perdant son libre arbitre ?
Entre naissance et mort, filiation et procréation, big-bang ou créationnisme, la pièce dévide le mystérieux fil de tout ce qui vit. Avec l’humour pour garde-fou, Darwin affronte des sujets brûlants depuis Galilée ; le retour de l’obscurantisme et du religieux dans la sphère du politique et la liberté de croire ou non aux lois de la Nature ou aux commandements divins.