C'est le désir d'immersion dans l'écriture d'un auteur qui occupe une place inédite dans notre processus de création : adaptation de son roman Un gâchis, chantier Indigents, collaboration de l'auteur aux répétitions, mise en question de son écriture....
Toutes ces étapes ont rendu possible la commande d'un texte.
Il y a une volonté commune de saisir l'état du monde, de réagir aux bouleversements qu'a connu la société française le 21 avril, et le 21 juin avec le retour de la Droite au pouvoir.
Nous sommes partis de différents matériaux : programmes politiques pour les présidentielles et les législatives, les déclarations dans les médias, articles de presse.
Il ne s'agit pas d'une pièce politique, ni didactique, et mêmes les évènements dont il s'inspirera seront imaginaires.
C'est avant tout un travail sur le langage, un travail sur les langues de bois (administratif, politique, social, amoureux).
Nous sommes marqués notamment par une notion : les gens d'en bas, la France d'en bas ou son contraire la France d'en haut, les gens d'en-haut parlant , énonçant des discours au nom des gens d'en-bas.
Nous sommes également frappés par la vacuité, le vide, la pauvreté de la pensée du politique. Tout ce qui tourne autour de l'Insécurité /sécurité, le tout sécuritaire...
Gilles Dao