Questionnement, enjeux artistiques et perspectives
Début 2008, le conseil général de l’Héraut et la médiathèque de Ganges proposent à Exit Compagnie une résidence de territoire et de création sur la commune de Ganges (34).
Cette résidence a pour objectif :
- d’accompagner la ville de Ganges dans la structuration de sa politique culturelle autour de la programmation d’un équipement en rénovation (le théâtre) et de la programmation de la médiathèque. - de sensibiliser le public aux processus de création dans le cadre de la thématique « Ecriture et résistance », en préfiguration de la réouverture du théâtre et en cohérence avec la dynamique impulsée depuis 2 ans par la médiathèque. - de ré-affirmer la dialectique entre professionnels et amateurs. - de prendre en considération la situation socio-économique critique de ce territoire, illustrée par les fermetures successives d’usines, les plans de restructuration, les mouvements sociaux. - de présenter le travail effectué par la compagnie pendant plusieurs mois sur ce territoire lors des Rencontres littéraires d’Octobre organisées par la médiathèque.
Cette proposition de résidence, et ses « objectifs », amène immédiatement le Collectif à ces quelques considérations et questions : quel est donc ce lien qui unit les rapports sociaux et l’art ? Comment la vie sociale – par quelles médiations, interactions, complexes et ténues – agit-elle sur les œuvres ? Et réciproquement ?
En vue du tournage de Deux ôtés de sept, prologue de la pièce, prévu avec une classe de CM2 de l’école La Marianne de Ganges, Hélène Soulié a engagé un travail de répétition avec les élèves. Elle est intervenue en classe sur huit séances : appréhension du texte, de l’époque, de la violence de la scène, distribution, travail du texte. Parallèlement, Maïa Fastinger a élaboré un plan de tournage à partir du story-board. Sur la dernière séance de répétition avec les enfants, elle est intervenue à des fins de les préparer à l’approche cinématographique. Par la suite, a été mis en place le décor : reconstitution d’une salle de classe en 1960, lumières, caméras... Le tournage a duré 4 jours, et s’est déroulé dans des conditions professionnelles. Il a été médiatisé : article dans Midi-Libre, reportage sur France3, et dans le magazine du Conseil général de l’Hérault.