Topor n’aurait pas aimé qu’on célèbre le dixième anniversaire de sa mort mais le onzième si.
La paix ? Oui. Mais après. Une fois qu’on l’a qu’est-ce qu’on fait ? Qu’est ce qui se passe après la paix ? Ou même pendant ? Surtout si elle s’éternise. Quoi ? Des sourires partout, du bon coeur à la pelle, de la gentillesse du matin au soir ? On pourra pas tenir très longtemps. Ça sent le fade, la peau morte. L’ennui. Ah bon, alors vous préférez la guerre c’est ça ? Non, la paix, mais une paix qui bouge, qui remue, qui a du rythme, une paix aux joues rouges, avec des bleus par-ci par-là, une paix qui danse et qui rigole, une paix vivante quoi, qui roupille pas, bref, une paix toute faite de batailles.
C’est cette paix là que Roland Topor et moi aimons, on a écrit Batailles pour qu’elle continue à nous remuer.
Jean-Michel Ribes
01/09/2007