Écrite à la fin du XVIIIe, Barouf à Chioggia retrace les chicaneries et jalousies au sein d’une communauté de pêcheurs de l’île de Chioggia, où deux clans familiaux se
querellent régulièrement. Frédéric Maragnani restitue la puissance de la langue de Goldoni, dans une nouvelle traduction de Jean-Paul Manganaro. Elle place l’oralité au centre
de la démarche artistique du metteur en scène pour faire résonner une parole scénique en écho au temps présent.
Je vais chercher dans les textes de théâtre et les auteurs, ce que j’appellerai le Théâtre qui parle, c’est à dire les projets d’écriture, les dramaturgies,
l’articulation des mots qui permettent la recomposition d’une oralité directe, à cru, sans filtre. Baroufs de Goldoni, particulièrement dans l’invention de sa
retraduction contemporaine, est un bloc de phrases à dire. Venu d’ailleurs et d’un autre temps, ce « bloc de phrases » est aujourd’hui le signe
toujours présent de la communauté des gens qui parlent, des humains qui s’inventent et inventent joyeusement leurs récits. Ce Goldoni-là est une comédie qui
aurait rencontré Dixième chambre, instants d’audience de Raymond Depardon. Il est comme la fable éternelle des humains entre eux. »
Frédéric Maragnani
Production : Compagnie Travaux Publics - Frédéric Maragnani
Coproduction TNBA, Théâtre de l'Ouest Parisien, Théâtre Ducourneau, OARA
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