C’est avec cette question en forme de clin d’oeil que s’ouvre Até.
Poursuivant le jeu engagé avec le précédent spectacle Mô, nous parlons dans un « poème » de « tunnels sous la réalité », de l’entrelacement au quotidien de nos vies rêvées ou imaginaires, de « technomagie » et de mythologies contemporaines.
« Le franchissement de toutes les barrières jusqu’ici consolidées et l’effervescence qui meut le corps social dans des danses tourbillonnantes aux tonalités extatiques,
lacèrent la carapace que les dispositifs politiques et culturels modernes ont façonnée dans le sens de la sécurité, de l’immunité, du contrôle de la vie et de ses remous
démesurés. Sur la scène collective se dégagent alors les rayons - images, rêves, comportements, émotions - imprégnés d’un sentiment tragique de l’existence, celui où
l’exultation et la décadence, la jouissance et la douleur, la renaissance et la mort se correspondent continuellement. »
Vincenzo Susca, in « Joie Tragique »
©deniseoliverfierro