« Cher public, membres d’associations amies des Catastrophes, architectes, scientifiques et simples quidams, nous sommes heureux de vous ouvrir notre chantier. Nous allons
avoir l’immense honneur de passer en votre compagnie les sept derniers jours qui précèdent l’inauguration de notre musée. Un musée vivant, un musée en mouvement. Le musée des
Catastrophes.
Nous tenons à nous excuser par avance des désagréments que vous pourriez avoir à subir. Etant donnée la conjoncture actuelle, certains artistes sont en grève, le terrible Cri de
Munch n’a pu être livré, les photos du Tsunami non plus. Quelques craintes nous agitent. Le happening sur les malheurs du monde va-t-il pouvoir se réaliser ?
Je vous donne rendez-vous pour cet événement exceptionnel. Il s’agit pour la première fois en France de regarder nos catastrophes en face. Car, comme le dit Gonzague
Medelios, créateur génial et visionnaire du musée : « Je vous rappelle que le monde va mal. Le monde va très, très mal. »
Pour ne plus avoir peur, tous ensemble, réalisons notre rêve. Exprimons toute notre colère. Crions notre désespoir dans l’espoir que tout va changer. Poussons un cri de rage. »
Allison Darling, chargée des relations avec le public