« Et alors écrire un texte sur la mort n’a rien d’anodin. C’est le seul événement réellement définitif. Simplement il ne faut pas se tromper de but. Ne pas regarder le
temps passé mais se concentrer sur le temps qu’il reste. J’avais 10 ans quand Tadeusz Kantor créait La classe morte. J’ai 30 ans en 2010 mais avec la mort de ma mère j’ai pris
10 ans de plus. J’ai donc 40 ans et il ne me reste plus que 10 ans à vivre car j’ai décidé de mettre un terme à tout ça à 50 ans. Parce que c’est un chiffre rond et que c’est
important les chiffres ronds. Il me reste alors 10 ans pour faire un classement de ceux que je pleurerai du plus fort au moins fort. Alors En 1 j'ai mis ma mère, même si j’ai
longtemps hésité avec mon fils, en deux (…) et puis je garderai quelques larmes pour des accidents éventuels.
Quelqu'un veut m'expliquer pour qui je dois pleurer ? Quelqu'un peut m'expliquer pour qui je dois pleurer ? »
Mohamed El Khatib